Le fascia est un tissu vivant, sensible et intelligent.
Le fascia est un tissu conjonctif présent partout dans le corps. Longtemps ignoré par la médecine classique, il est aujourd’hui reconnu comme un organe, voire comme un système à part entière. Il est tridimensionnel, continu et ininterrompu, du macro au microscopique.
Même si l’on parle parfois « des fascias », il n’existe en réalité qu’un seul et même tissu fascial.
Le fascia enveloppe, relie et traverse toutes les structures du corps, de la tête aux pieds. Il constitue l’environnement immédiat de chacune des milliards de cellules du corps humain.
Toutes les informations essentielles au fonctionnement du corps (hydratation, nutriments, influx nerveux) doivent nécessairement transiter par le fascia.
Dès les premiers stades de l’embryologie, le système fascial relie les cellules entre elles et permet l’échange d’information et d’énergie. Par la suite, tout le corps se forme à partir du fascia et demeure complètement imbriqué en lui. Il n’existe pas de réelle interruption entre le fascia et les muscles, les organes ou les os (certains chercheurs allant jusqu’à considérer l’os comme du fascia minéralisé).
Le fascia est constitué de
- fibres d’élastine qui donnent au tissu sa capacité d’élasticité, sa faculté à s’étirer et à revenir à sa forme initiale. Elles permettent une adaptation rapide au mouvement et participent au glissement des structures entre elles.
- fibres de collagène qui assurent la solidité et la résistance du tissu. Elles limitent l’amplitude de l’élasticité possible dans une région donnée et permettent au fascia de supporter des contraintes importantes et de transmettre les forces à travers le corps.
- substance fondamentale est le milieu dans lequel baignent les fibres et les cellules.Composée principalement d’eau et de molécules gélatineuses, elle permet le glissement entre les tissus, la diffusion des nutriments ainsi que la communication et l’échange d’information entre les cellules.
Ces trois éléments ne fonctionnent jamais séparément. C’est leur interaction qui confère au fascia ses propriétés particulières, à la fois solides et souples, résistantes et adaptables.
Le fascia enregistre tout, c’est la mémoire cellulaire de notre corps, et donc de nos traumas physiques comme émotionnels.
Lors de chocs physiques (chute, chirurgie, coup,…) ou émotionnels, il va se recroqueviller, se durcir et le corps va devoir se réorganiser pour contourner cette zone lors des mouvements, créant des restrictions et des compensations posturales créant d’autres problématiques ailleurs.
Travailler le fascia demande une approche douce, lente et en présence pour pouvoir entrer en communication avec son propre rythme. Aller trop vite et trop fort serait vécu comme une agression où il resserrait encore plus les mailles de ses filets. Et tout serait à recommencer.
La lenteur, c’est lui offrir un cadre sécurisant et bienveillant, afin qu’il se permette de se relâcher.
C’est une méthode très douce à recevoir mais attention, très profonde, puisque comme on l’a vu, le fascia recouvre absolument tout dans votre corps. Je peux travailler au niveau de votre cou et que vous ressentiez des sensation dans les orteils au niveau de votre estomac par exemple. Le corps se réorganise complètement et à tous les niveaux. Certains vivent une grande intensité physique et/ou émotionnelle post-soin.
Les personnes intuitives ont de merveilleuses libérations, cependant, les personnes plus cartésiennes, les personnes vivant du TDAH, les personnes dissociées de leur corps peuvent éprouver de la difficulté à ressentir ces perceptions fines. Un travail de confiance avec le thérapeute sera primordial avec une approche plus au niveau des fibres d’élastine pour commencer et afin de déployer petit à petit les perceptions.
Selon l’ancienneté des douleurs, l’histoire de la personne, la contraction de son tonus musculaire (hypervigilance), chaque séance permettra de relâcher petit à petit et permettra de se reprendre de l’amplitude, chaque séance se construisant l’une sur l’autre dans le cadre d’un processus régulier. Mais dés la première séance, une sensation d’apaisement est ressentie pour la plupart. Elle ne fera que grandir séance après séance.
Travailler le fascia, c’est s’ouvrir à un changement durable. C’est retrouver une liberté de mouvement et d’esprit.






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